RANDONNÉES DANS LE FOND DE LA VALLÉE DU LOURON


Durée : 1 jour(s)
Niveau :
Prix :25€
Groupe :20€

Sur les traces des vestiges industriels, du fonctionnement du groupement hydroélectrique du Louron au cœur du site Natura 2000

La Randonnée

Le fond de la vallée du Louron est un lieu singulier : il y a à la fois un patrimoine naturel remarquable, une exploitation industrielle par la présence du groupement hydroélectrique de la SHEM et une activité touristique puisque les sentiers attirent de nombreux promeneurs. L’objectif de cette randonnée est de sensibiliser les visiteurs aux particularités du site : c’est un lieu avec un décor grandiose de haute-montagne, et c’est aussi un endroit chargé d’une histoire et d’un patrimoine industriel intégré au paysage. Ainsi, cette randonnée a pour objectif de changer le regard du visiteur, qui se promène en pleine montagne comme dans un « musée de plein air », à « ciel ouvert » ou « hors les murs ». 

Le but est de se promener dans ce paysage hydroélectrique et d’évoquer :

  • Le fonctionnement de l’hydroélectricitéen montrant les installations que l’on aperçoit lorsqu’on est sur les sentiers (conduites forcées, téléphériques, fenêtres de galerie etc.).  
  • L’histoire et les vestiges industriels du groupement SHEM(anciens baraquements, ruines,  etc.) qui évoquent l’histoire de la SHEM, intégrée au paysage du fond de la vallée.
  • La faune et la flore exceptionnelles de ce site, labélisé Natura 2000.

 

 

le déroulement de la randonnée

Etape 1 : Présentation de l’histoire du groupement SHEM du Louron.   

Etape 2 : Début de la promenade vers Santête. Présentation du panneau Natura 2000 

Dès que l’on s’engage sur le sentier de randonnée, un panneau explicatif pour sensibiliser les promeneurs au label Natura 2000 est présent.

Etape 3 : Carrefour pour aller vers Lassoula, lacs de Caillaouas et Pouchergues ou Lapez

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, plusieurs hommes et femmes ont traversé les Pyrénées clandestinement afin de rejoindre l’Espagne. Ils voulaient fuir le fascisme pour rejoindre les Forces Françaises Libres en Afrique du Nord ou en Angleterre. On les appelle les « Evadés de France ». Dans la  vallée du Louron, la plupart des évadés sont passés par le col de la Pez.

Le passage devant la centrale de Tramezaygues était inévitable et certains agents SHEM ont guidé les évadés de France vers l’Espagne.En effet, ils connaissaient les montagnes par cœur, parce qu’ils travaillaient à la SHEM mais également parce que, pour la plupart, ils y emmenaient leurs brebis en estive. Certains évadés ont même été cachés dans les usines SHEM afin d’échapper aux patrouilles des allemands. 

Etape 4 Début de la montée dans la forêt vers Santête. 

Le sentier dans la forêt forme de très longs lacets, car il permettait, au moment de la construction, entre 1929 et 1932, de faire passer le matériel avec les chars à bœufs. En effet, on utilisait le bétail et les téléphériques pour le transport des matériaux. 

Etape 5 :Fonctionnement de l’hydroélectricité

Cette étape permet de faire une petite pause et d’expliquer le fonctionnement du groupement SHEM du Louron : ici l’eau dévale la montagne dans les conduites forcées pour être turbinée dans l’usine de Tramezaygues et pour produire ensuite de l’électricité.  

Etape 6 : Arrivée à la vierge de Santête

A Santête, les visiteurs peuvent contempler une vierge qui a une histoire toute particulière. Elle a été installée ici au moment des travaux pour l’aménagement du premier réservoir de Caillaouas. En 1898, le Ministère de l’Agriculture avait en effet déjà installé un petit réservoir sur le lac, dans un souci d’irrigation. Plusieurs ouvriers sont morts sur les chantiers, à cause de la difficulté des conditions de travail. Cette vierge a été installée ici pour protéger les ouvriers des accidents.

Par la suite, le rôle de la vierge Santête est resté omniprésent, notamment pour protéger les ouvriers pendant les travaux de la construction du groupement SHEM entre 1929 et 1932. Il y a encore peu de temps, les agents SHEM entretenaient et repeignaient régulièrement la statuette : elle fait partie de l’histoire du groupement d’usines du Louron. 

Le téléphérique n°2 se situe juste au-dessus de la vierge et marque le début de la traversée des gorges de Clarabide. 

Etape 7 L’entrée dans les gorges de Clarabide

Les gorges de Clarabide ont pendant longtemps étaient inaccessibles. Quand on lit les récits des célèbres pyrénéistes, elles représentaient une véritable épreuve à traverser. C’est grâce aux ouvriers des aménagements hydrauliques, qui ont construit des sentiers à flanc de montagne, que l’on peut franchir ces gorges depuis un peu plus d’un siècle. 

Les gorges sont traversées par un téléphérique de Santête à Lassoula, construit par une société allemande : Bleichert & Co. Il y a aussi une galerie souterraine dans laquelle l’eau circule vers l’usine de Tramezaygues. Cette galerie était aussi utilisée, avant l’hélicoptère, pour le transport du matériel, avec des treuils et des mulets.

Etape 8 : Spot à isards

Une faune et une flore exceptionnelles sont présents sur le site où la SHEM a son exploitation. Ici on peut contempler les isards. D’autres espèces animales et végétales sont protégées dans ce secteur, comme l’Euprocte, l’Aster et le lézard des Pyrénées, la Rosalie des Alpes, l’ours, le desman, etc. Ce fond de vallée est classé Label Natura 2000. C’est un label qui concerne des sites naturels, terrestres et marins, identifiés pour la rareté ou la fragilité des espèces sauvages, animales ou végétales, et de leurs habitats. Dans la vallée du Louron, le patrimoine naturel et le patrimoine industriel cohabitent depuis plusieurs années.  

Etape 9 : Le site de Lassoula, Déjeuner. 

Les randonneurs font une pause-déjeuner au refuge de Lassoula. Ici, l’accompagnateur sensibilise les marcheurs à la présence de l’usine de Lassoula, qui fonctionne grâce à l’eau provenant des versants de Caillaouas, Pouchergues et Aygues-Tortes. 

Le refuge qui se situe à côté était un ancien logement ouvrier, où bon nombre d’agents SHEM ont vécu jusque dans les années 1960, jusqu’à l’automatisation de l’usine. 

C’est un lieu où il y a de nombreux vestiges de baraquements où les ouvriers logeaient pendant la construction de l’usine de Lassoula (1929 et 1932). 

Etape 10 : La prise d’eau de Clarabide et le lac des Gourguettes

Passage devant la prise d’eau de Clarabide. L’accompagnateur explique le système de la « cueillette de l’eau ». Les marcheurs passent devant le lac des Gourguettes. Ce lac a particulièrement été fréquenté par les agents SHEM, notamment les enfants, qui vivaient à Lassoula jusque dans les années 1960. Ils s’y reposaient, pêchaient, etc. 

Etape 11 Vers les vestiges de la construction

Sur le plateau de Lassoula, beaucoup de vestiges de la construction du groupement hydroélectrique SHEM sont remarquables. Ces deux vestiges en béton (photo à gauche), par exemple, relèvent l’existence de groupes de concassage.On concassait les roches extraites de la galerie pour faire du béton, utilisé pour la construction de l’usine de Lassoula. Aussi, les amoncèlements de pierres qui apparaissent dans le paysage sont marqueurs de la présence d’anciennes carrières. Un chemin en pierre est visible, il  permettait de transporter le matériel facilement vers le chantier de l’usine de Lassoula.  

Etape 12 : La galerie Santête-Lassoula

La randonnée passe devant des fenêtres de la galerie Santête-Lassoula qui ont été bouchées. Il est intéressant d’y pénétrer sur quelques mètres pour se rendre compte du travail qui a été réalisé à l’époque, sachant que tout a été fait manuellement. Une de ces entrées semble avoir été un lieu de stockage du matériel pendant la construction, puisqu’on peut encore apercevoir des étagères à l’intérieur. Elle a également pu servir d’abri pour les ouvriers lorsqu’il y avait des tempêtes de neige. 

Etape 13 : Fin de la promenade et retour vers le site de Tramezaygues. Arrêt à l’ancien autel, lieu de prière pour les agents SHEM et leurs familles.

Cet autel a été édifié dans les années 1950 par un ancien agent (Dante Rossi), sur des anciens baraquements. Ces derniers datent de la construction (1929-1932) et servaient à loger les ouvriers qui travaillaient sur place, été comme hiver. 

La cité ouvrière de Tramezaygues a toujours offert toutes sortes de commodités (foyer, école, jardins etc.), excepté un édifice religieux pour se recueillir.A une époque où la religion avait une place importante, certains agents SHEM se souviennent de s’être recueillis autour de cet autel.  Sur les traces des vestiges industriels, du fonctionnement du groupement hydroélectrique du Louron au cœur du site Natura 2000.